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Stop and Go

S'arrêter pour mieux repartir

Aujourd’hui, je vais vous parler des bénéfices du STOP and GO au sens littéral du terme, et à ne pas confondre avec les autres sens de cette expression. Car au-delà du sens 1er, c’est aussi l’image de s’arrêter pour repartir qui est importante.

 

Ne pas savoir s’arrêter est susceptible de créer des situations « plus » compliquées.

 

1. Face aux émotions

 

Par exemple : Je suis sous le coup de la colère, des mots qui dépassent ma pensée sont lâchés. Une fois l’émotion retombée, je regrette ces mots. Et la situation, vous en conviendrez j’espère, est plus compliquée que si j’avais réussi à m’arrêter avant de déborder.

 

Si je m’étais arrêtée, j’aurais pu prendre le temps de me demander ce dont j’avais besoin et prendre du recul. Grâce auquel j’aurai pu demander posément à mon interlocuteur, s’il était possible de s’arrêter là et de poursuivre éventuellement plus tard, quand mes émotions et mes idées seraient plus calmes et claires.

 

Quand nous n’avons pas développé notre gestion émotionnelle, il est bien difficile de s’arrêter, nos émotions prennent le dessus et décident malgré nous de la direction à prendre.

 

Nous pouvons voir le STOP, comme un stop routier. Il nous oblige (si on respecte le code de la route) à nous arrêter, à prendre le temps de regarder autour de Soi et de choisir la direction à prendre. Sans stop, nous serons davantage tentés de rester sur la même route. Mais à un STOP, nous avons une réelle opportunité de bifurquer, voire de faire demi-tour.

 

Le STOP est l’opportunité d’examiner où nous sommes et de prendre le temps de se demander si on est sur le bon chemin, ou quel chemin prendre pour atteindre notre objectif. Le STOP est exactement ce que l’on doit apprendre à faire pour gérer nos émotions, il en est la CLÉ.

 

Le STOP n’est pas un arrêt des émotions, il est un arrêt de « mes émotions décident pour moi ». Les émotions sont puissantes. Elles peuvent influencer nos choix. Elles sont irrationnelles, dans la mesure où elles ne se fondent sur aucune logique. Et si j’encourage toujours l’écoute de nos émotions dans le sens : écouter ce qu’elles nous disent ; cela ne signifie pas toujours suivre ou faire ce qu’elles nous disent. Et c’est à cela que sert le STOP. S’arrêter sur ce que l’on ressent, n’est pas s’arrêter de ressentir. Au contraire, c’est cesser d’être tourné vers l’autre, pour se tourner vers Soi, pour regarder à l’intérieur de Soi.

 

Au départ, quand on ne gère pas encore nos émotions, on a forcément besoin de s’isoler de l’autre pour avoir l’espace nécessaire de plonger en Soi. Avec le temps, une nouvelle habitude s’installe, celle d’être à l’écoute de nos émotions, pleinement connecté à Soi.

 

Et quand nous avons appris à faire cela, l’écoute peut se faire en temps réel, nous n’avons plus besoin de nous arrêter pour être à l’écoute de Soi en différé. Alors nous savons nous écouter et écouter l’autre. Nous savons où nous sommes et ce que nous voulons. Et même si nous sommes en colère, nous n’avons plus besoin de la projeter sur l’autre, parce que nous savons ce qu’elle nous dit et quoi en faire.

 

Le STOP développe notre capacité de recul. Prendre l’habitude d’avoir du recul permettra d’en avoir facilement et spontanément, sans effort, sans besoin d’y penser. 

 

2. Face aux schémas de répétition automatiques

 

Nos connexions neuronales fonctionnent comme une carte géographique. Imaginez les autoroutes, les nationales, les départementales, les petits chemins etc… Et n’oublions pas les culs de sacs, cela arrive 😊  Vos automatismes correspondent aux autoroutes, sans limitation de vitesse. Et tout ce qui est nouveau peut atterrir dans une impasse ou sur un sentier accessible uniquement à pied à l’aide d’une boussole.

 

Est-ce que vous visualisez pourquoi c’est si difficile de CHANGER ? Votre cerveau adore les autoroutes sans limitation de vitesse. Il exalte, il consomme peut d’énergie dans ce contexte. C’est ce qui le pousse à faire des associations d’idées incongrues, des raccourcis erronés, et des conclusions hâtives. Il part toujours de ce qu’il connaît pour trouver un lien avec ce qu’il ne connaît pas. Il déteste ce qu’il ne connaît pas. Ça l’oblige à s’arrêter, à aller chercher d’autres informations, qu’il devra possiblement assimiler et ces processus sont lents et couteux en énergie.

 

C’est à ce moment précis que cela induit un EFFORT. Et nous sommes nombreux à ne pas aimer faire d’efforts. Donc quand le choix se présente entre faire ou non un effort, nous choisissons très souvent de ne pas en faire, parce que c’est plus facile.

 

C’est facile de suivre nos habitudes, qui ne nous coutent aucune énergie. Mais quand ces habitudes nous amènent encore et encore à des situations qui ne nous conviennent pas, à quoi nous servent-elles ? Changer d’habitudes sera donc difficile. Les habitudes qui produisent du positif, sont à cultiver. Celles qui produisent du négatif et nous pénalisent doivent être éliminées. Là aussi, la CLÉ concrète du changement d’habitude est le STOP.

 

3. Le Stop and Go

 

Alors parfois la période STOP sans « and GO » prendra du temps, c’est-à-dire qu’il faut déjà réussir à s’arrêter. Le préalable a la possibilité de s’arrêter est la conscience de Soi, induite par la connexion à Soi.

 

Et une fois arrêter, on ne sait pas encore comment repartir. Parfois changer d’habitude c’est cesser. Parfois changer d’habitude c’est remplacer, pour changer ou pour arriver à arrêter.

 

Par exemple, dans le cas de ruminations : certains trouveront plus faciles de remplacer les ruminations par une action plutôt que d’essayer de les arrêter. On peut essayer en écoutant une musique et focaliser sur l’écoute, pour stopper les pensées négatives. Cela peut être également ouvrir un livre pour se concentrer sur un autre sujet. On crée une diversion, on détourne notre attention, on la redirige vers une action positive ou neutre, pour stopper le processus de ruminations. A terme, après plusieurs semaines, les ruminations ne se manifestent plus, parce qu’on a créé un STOP qui détruit l’autoroute. Une fois détruite, ou très fortement réduite à un petit chemin de campagne, notre cerveau n’empruntera plus cette voie/x parce qu’il préfère les voies rapides et prioritaires.

 

4. Créer un cercle vertueux

 

Alors vous allez me dire que c’est le chien qui se mord la queue ; il faut apprendre à s’arrêter pour se connecter à Soi. Et il faut être connecté à soi pour s’arrêter. Oui c’est exact c’est un cercle vicieux quand on ne le fait pas et c’est un cercle vertueux quand on le fait.

 

En fait, il n’est pas nécessaire d’attendre de vouloir changer une habitude ou de vouloir apprendre à gérer nos émotions pour apprendre à s’arrêter. Le point de départ est bien le STOP pour aller vers le and GO.

 

Apprendre à s’arrêter, c’est prendre le temps, au moins une fois par jour, de plonger en Soi pour entrer en relation avec Soi. Dans ce processus, vous apprenez, en dehors de toute urgence extérieure à développer votre connexion à Soi. Cette base, grande ou petite, vous permettra d’entamer votre 1er and GO.

 

Ce sera peut-être une broutille comme mettre le linge dans la corbeille plutôt que par terre, ou organiser un emplacement pour vos clés, parce que vous les perdez tout le temps. Le processus commence souvent par des détails du quotidien, on commence à agir sur des petites choses simples. Mais chaque petite chose changée positivement pour vous faciliter la vie va nourrir la mécanique vertueuse du changement. Cumulées, elles produiront fierté, satisfaction et entrain qui sont de l’énergie ! Une énergie précieuse pour alimenter les efforts nécessaires aux grands et difficiles changements.

 

Plus de recul = Plus de conscience de Soi & Plus de conscience de Soi = Plus de recul

 

Je dis souvent qu’une vie ne suffit pas pour se connaître. C’est la raison pour laquelle on n’a jamais trop de recul sur Soi, ni jamais trop de conscience de Soi. Nous sommes des êtres tellement vastes et complexes, que même une grande conscience de soi, ne sera jamais vraiment une pleine et complète conscience de Soi. Mais c’est en prenant les bonnes habitudes nécessaires à la conscience de Soi, que l’on pose les bases d’un processus actif et évolutif de Soi, par le changement.

 

N’attendez pas que l’alarme sonne pour agir. Si je reconnais que l’urgence peut être un véritable détonateur de prise de conscience, et d’élan courageux pour agir, n’est-il pas dommage d’avoir besoin du chaos pour s’y mettre ? Prenez-les devant ! Initiez les événements ! Soyez créateur de votre vie !

 

Je suis partie de loin ! Ce n’était pas gagné ! Mais les efforts et la persévérance payent !

 

Le monde et l’époque dans lesquels on vit, sont difficiles. Il est important, pour ne pas dire indispensable de créer du sens. Mais le Sens de la Vie, Être à sa place, ne pas perdre de vue l’Essentiel (Les Sens Ciel) exige de développer plus que nos 5 sens. Aussi comment développer notre connexion au monde, à la nature, aux autres, quand nous manquons de connexion à Soi ?

Stop and Go !

 

 

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