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Impulsivité – Un frein à la réalisation

Il y a le vouloir et le pouvoir.

 

Cette différence a son importance quand on s’adresse à des personnes ayant un Trouble du Déficit de l’Attention TDA(H). Car très souvent la difficulté est d’exiger de ces personnes des choses qui nous semblent parfaitement accessibles, quand elles ne le sont pas forcément pour elles. Et on aura tendance à penser qu’elles ne veulent pas faire d’efforts, quand la réalité est davantage de l’ordre du pouvoir. Elles ne peuvent pas faire comme nous.

 

Cela ne veut pas dire qu’elles ne sont pas capables de réalisation, mais qu’elles en sont capables dans des cadres beaucoup plus spécifiques et limités que ceux que l’on peut leur proposer, voire leur imposer. La méconnaissance de ce type de fonctionnement créera de fortes dissentions relationnelles, du fait du décalage entre notre volonté et ce que cela produit, et de l’incompréhension de la situation.

 

Chez les personnes à haut potentiel, le TDA(H) peut être masqué et amoindri en apparence par le sur-fonctionnement cognitif, bien qu’il soit réel et présent. Il est donc possible qu’un enfant à Haut potentiel souffre de TDA(H) sans être diagnostiqué. Ce qui engendrera des incompréhensions entre l’exigence extérieure des parents, de l’environnement sociale ou de l’école et les capacités de l’enfant, en dehors de sa volonté propre.

 

Tout ça pour dire, que la particularité de l’impulsivité peut être ou non associée à un TDA(H). Il y a des personnes plus impulsives que d’autres.

 

Ce qui est sûre c’est que cette impulsivité peut être corrélée à un frein à la réalisation. Certaines tâches, certains apprentissages exigent un haut niveau de concentration, de la patience, de la persévérance… Et ces facteurs de réussite peuvent être incompatibles avec certaines formes d’impulsivité et le TDA(H).

 

Construire et réaliser un projet exigent d’être capable de planification. Or la planification peut être incompatible avec des caractéristiques impulsives.

 

L’échelle d’Impulsivité de Barrat

 

Ernest S. Barratt est le pionnier des études sur l’impulsivité. Sa première échelle date de 1959. Elle fût révisée à plusieurs reprises, jusqu’à la dernière version de 1995, utilisée à ce jour. Comme son nom l’indique cette échelle permet de « mesurer » l’impulsivité d’un individu à partir d’un auto-questionnaire. Comme pour tous les auto-questionnaires, c’est l’objectivité du répondant qui permettra un résultat plus ou moins juste.

 

Ce test prend en considération trois aspects de l’impulsivité :

  • L’impulsivité motrice
  • L’impulsivité cognitive
  • L’impulsivité liée à la difficulté de planification

 

Etre une personne impulsive

 

La question n’est pas tant de se demander si on est une personne impulsive ou non. Car en réalité, je pense que nous sommes tous capable d’impulsivité à un moment donné dans une situation précise. Ce que ce questionnaire peut vous apporter, c’est plutôt d’observer dans le détail, quel type d’impulsivité vous concerne parmi les 3 aspects traités. Si vous êtes attentifs au questionnaire, il n’y a pas de double langage ou quoique ce soit à interpréter. Les questions laissent clairement apparaître ce qui peut être de l’ordre de tel ou tel type d’impulsivité. C’est donc un bon moyen, un outil, pour aller à la connaissance de Soi.

 

Poser des observations, voire des prises de conscience à votre sujet peut vous aider à mieux vous voir et vous comprendre pour savoir si vous avez des freins de réalisation liés à la notion d’impulsivité.

 

Et l’avantage de savoir où ça coince, c’est qu’on peut commencer à agir de dessus pour que ça coince moins ou plus du tout.

 

Si on ne guérit pas un TDA(H) qui n’est pas une maladie, mais un trouble cognitif. Les caractères ou comportements occasionnels impulsifs peuvent se façonner dés lors qu’on sait quelle est la mécanique qui se met en place. Et ce qui est intéressant dans le fait de redevenir maître de Soi, c’est qu’au carrefour de la pulsion, juste avec quelques secondes de recul, nous avons l’espace d’un instant le choix de suivre notre pulsion parce que cela nous correspond bien, ou de ne pas la suivre parce qu’à ce moment précis on ne se subit plus, on a repris le pouvoir du choix.

 

Comme dans n’importe quel mécanisme émotionnel, on a peu ou pas de pouvoir sur nos émotions et nos pulsions. Elles se manifestent et c’est ainsi. Mais la gestion émotionnelle nous donne le choix de ce que l’on peut en faire, et c’est ça qui change tout.

 

Le test 

 

Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Le but est juste d’apprendre sur vous-même par quel type d’impulsivité vous êtes susceptibles d’être concerné, afin de pouvoir en faire quelque chose de positif. Les résultats se résument à une mesure par dimension d’impulsivité. Donc plus le résultat est élevé, plus l’impulsivité est présente.

 

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