Impuissance et Lâcher prise

Il y a des moments dans la vie où nous sommes confrontés à l’impuissance, des situations dans lesquelles nous ne pouvons rien faire parce que cela ne dépend pas/plus de nous. Quand on n’attend la réponse d’un travail, d’un crédit, que quelqu’un réponde à l’une de nos demandes. Dans un autre ordre d’idées, cela peut concerner vivre un décès, une pandémie mondiale, le divorce de nos parents…

 

En réalité, il y a beaucoup de situations anodines du quotidien sur lesquels nous n’avons pas ou peu de prise. Certains en ont conscience, d’autres croient pouvoir agir et pourtant ce n’est qu’une illusion. D’un extrême à l’autre, parfois nous nous débattrons, nous épuisant en vain et parfois nous abandonnerons trop vite tout espoir par manque de confiance, de foi en ce que la vie nous réserve de meilleur.

 

La clé est toujours la même : Soi-même. Nous n’avons que peu ou pas de pouvoir sur autrui et les événements extérieurs. Mais nous avons tout le pouvoir sur nous-même. Ce pouvoir concerne la façon dont on accueille et dont on perçoit la vie. Être conscient de notre impuissance est déjà une opportunité d’agir sur nous-même. Accueillir notre impuissance est la voie pour l’accepter et pouvoir se demander qu’en faire en pleine conscience. L’impuissance est profondément liée à la peur et toute peur ignorée engendre plus de peur et de déconnexion intérieure. Mais la peur conscientisée permet de comprendre de quoi nous sommes déconnectés, de quoi nous avons besoin, pour pouvoir agir. La dichotomie du monde est un enseignement précieux pour comprendre comment dans une même situation nous sommes à la fois puissant et impuissant. Parce qu’il s’agit bien de cela. Aucune situation n’est que l’une ou l’autre, et dans toute situation, il y a ce sur quoi nous pouvons agir et ce sur quoi nous ne pouvons pas.

 

Il y a une règle que je répète souvent :

  • – Qu’est-ce que je veux ?
  • – Qu’est-ce que je peux ?
  • – Qu’est-ce qui est ?

 

Si dans n’importe quelle situation, vous vous posez ces 3 questions et que vous y répondez, Vous aurez un état des lieux pour évaluer les voies possibles. Dès que vous ne répondez pas à l’une de ces questions, ou que vous ne tenez pas compte de l’une de ces réponses, vous risquez de vous mettre en difficulté.

 

Il y a des situations où les réponses à ces 3 questions mènent à l’impasse ; aucune voie n’est possible, sans ignorer la réalité. C’est dans ces situations où nous sommes impuissants parce que nous ne pouvons pas agir (= mener une action vers l’extérieur). Et ce sont ces situations où nous pouvons agir (= sur nous-même, à l’intérieur) : Lâcher-prise (voici notre fameuse dichotomie). Voilà d’où vient la notion de lâcher-prise.

 

Quand on ne comprend pas ce que cela signifie, c’est parce qu’on ne se voit pas essayer d’avoir prise sur quelque chose sur laquelle nous n’avons aucune prise. Lâcher-prise c’est donc cesser de croire qu’on a une prise, cesser de vouloir en avoir une, cesser d’essayer en vain, puisque nous n’en avons pas. Accepter notre impuissance extérieure nous permet de développer notre puissance intérieure pour réussir à vivre « bien » nos émotions, la situation, ou avec les autres, quand ce que l’on voudrait, n’est pas ou plus, entre nos mains. Et là où notre pouvoir est vraiment grand, c’est que très souvent : changer notre intérieur est la clé du changement extérieur. Car nous attirons à nous, ce que nous sommes au sens de ce que nous émettons, de ce que nous vibrons… Quand nous émettons la peur, il est fort probable que nous obtenions ce dont on avait peur. Quand nous émettons la confiance, il est fort probable que nous obtenions ce que nous espérions.

 

Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais la théorie est là. La réalité fait peur, être impuissant fait peur, devenir puissant fait peur… En fait je me demande ce qui ne fait pas peur. L’être humain a peur de tant de choses qu’il ne s’avoue pas, qu’il ne ressent pas, qu’il nie… La peur nous éloigne de notre être intérieur, mais c’est notre être intérieur qui a le pouvoir. Et dès que nous en sommes coupés, l’impuissance, qu’elle soit fondée ou non, peut nous envahir jusqu’à nous paralyser.

 

Je vous invite à prendre conscience de votre impuissance, à développer votre puissance et vous verrez comment et combien les choses changent vite dès que l’on agit de l’intérieur vers l’extérieur.

 

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