Jusqu’à là découverte de l’épigénétique, il était possible de cultiver la croyance que nos gênes déterminaient ce que nous étions. Et si certains d’entre nous avaient l’intuition qu’il n’en était pas ainsi, qu’aucune fatalité ne nous condamnait à ne pouvoir changer, et cultivaient une philosophie de vie où le libre arbitre existe, cela restait du domaine de l’intuition ou de la croyance. Quand nous débattons de sujets qui concernent la croyance, il n’y a pour ainsi dire aucun débat, puisqu’aucun savoir, ni vérité ne peut en ressortir. Il ne s’agit que de choix, de croire ou non en Soi, en la vie, et dans les possibles du monde. Ne disons-nous pas « voir le verre à moitié plein, ou à moitié vide ». A la vue d’une même chose, chacun en a sa propre perception, une perception qui cultive le bien ou le mal, le positif ou le négatif, les champs des possibles ou des impossibles.
Nous pouvons continuer de croire que ce que nous sommes, ce qui nous arrive, est prédéterminé par nos gênes ou toute autre chose. Ou nous pouvons accueillir l’épigénétique comme la science qui soutient l’intuition, que notre vie nous appartient et qu’il ne tient qu’à nous d’en faire ce que l’on souhaite.