Face à l’imprévu

Une bonne organisation et des pauses !

Quand tout part à vau-l’eau, certains choisiront la panique, quand d’autres feront l’autruche ; il sera également possible de s’agiter et de brasser joyeusement de l’air. Personnellement, je prône l’arrêt total de toute entreprise. Quand ça déborde, quand il faudrait courir encore plus vite, en faire trois fois plus et que 24h ne suffisent pas, je vous invite à stopper net. Plus que de ralentir, s’arrêter c’est prendre le temps d’observer ce qui se passe, de se poser un moment pour faire le vide, regarder nos pensées, les événements, et s’apercevoir que le monde continue parfaitement de tourner même si on fait moins.

 

Bien sûr le tumulte peut être la conséquence de notre manque d’organisation, de nos ingérences passées qui nous rattrapent, mais parfois c’est juste la vie qui s’enchaîne un peu trop vite. Il nous tombe sur le coin du nez des imprévus, qui se cumulent à d’autres obligations et quand notre emploi du temps est déjà serré, la moindre petite de chose en plus devient rapidement la surcharge de trop.

 

Aussi pour un mode de vie plus apaisé et plus apaisant, j’encourage toujours de se construire un rythme de vie où il y a de la place pour soi et nos besoins, afin de ne pas être constamment tourné vers l’extérieur. Mais même avec ce type de mode de vie, étant donné que nous ne contrôlons pas grand-chose, il arrive périodiquement, que le débordement se manifeste.

 

Je vis ce genre de période actuellement, et je vois mon blog comme une surcharge, un truc à faire, en plus du reste, qui me prend du temps. Mais c’est aussi l’équivalent d’une pause. Je dis stop à tout ce qui m’attend, je prends le temps de me poser pour autre chose que du stress ou de la pression. J’arrête de m‘activer, de chercher, de faire, de tenter de tout régler. Je vais m’arrêter jusqu’à ce soir et demain il fera jour. A part moi, personne ne saura qu’aujourd’hui je me suis arrêtée, pour faire autre chose, pour prendre du temps pour moi, pour décompresser… Je vais regarder la montagne que je dois gravir, je vais l’examiner, je vais voir par quel angle l’aborder pour que l’ascension se fasse du mieux possible. Quand on a une montagne à gravir mieux vaut être équipé et bien connaître le terrain qui nous attend. Car même quand on « maitrise » son sujet, on est jamais à l’abri d’un décrochage, c’est pourquoi il faut bien être assuré.

 

Quand je travaillais en restauration, en général le service du midi était toujours plus rapide que celui du soir. Tous les clients arrivaient à 12h30 – 13h et globalement tout le monde avait fini à 14h30. C’était donc intense, et je courais vraiment, je pouvais vite être débordée. Je pense que cette expérience a grandement participé chez moi à développer le STOP. Je me souviens pendant certains services, sentir le débordement me consumer et m’arrêter net pour respirer, remettre de l’ordre dans mes esprits, prendre le temps de regarder la salle, et organiser mes priorités, au lieu de vouloir répondre à toutes les demandes en même temps, ce qui est impossible évidemment. Ça m’a appris à réguler mon stress, à ne plus courir, à ne plus me sentir débordée par les demandes multiples dans un laps de temps très court, à m’organiser…

 

Je suis une grande fan des listes. Premièrement parce que je pense qu’écrire est un outil formidable pour la mémoire et pour se voir. Deuxièmement parce que pour un cerveau arborescent, c’est de mon point l’une des meilleures solutions pour développer la fonction cognitive analytique ou séquentielle. L’écriture aide parce qu’écrire se fait un mot à la fois (comme le mode analytique), on est donc obligé de structurer un minimum notre pensée pour qu’elle soit lisible. Ensuite une fois qu’on a tout écrit, on peut commencer à classer les tâches. La liste est très représentative de la liste de courses, ou de petites tâches à effectuer dans la semaine, au quotidien. Mais c’est également très efficacement à plus grande ampleur pour un projet ambitieux qu’il soit personnel ou entrepreneurial. Et c’est donc très utile quand on doit jongler simultanément avec plusieurs choses. On ne peut pas tout faire en même temps, il est donc indispensable de trouver un ordre au chose et c’est généralement la notion de priorité qui prendra le pas. On préfère souvent commencer par ce qui nous plaît, mais ce ne sera pas toujours raccord avec nos obligations et les délais fixés.

 

Je recommande également le « je le fais de tout de suite » qui évite tout report. Passer un coup de fil, répondre à un email, mettre la machine en route etc… Il y a des taches où lorsqu’on y pense, on les met sur la listes, quand parfois il est possible des les réaliser immédiatement, alors que ça prend moins de 5min. Et bien on a plus facilement le reflexe de se dire « il faut que je pense à faire »… que « HOP ! je le fais ». Si vous développez le FAIRE, au lieu du « je reporte », vous verrez qu’il y a moins de surcharge « mentale » à devoir penser qu’on n’a pas fait et qu’on doit faire », même s’il y a une liste. Si vous ne vous en rendez pas compte, toute chose à faire, qui est dans un coin de votre tête, est une source de dépense énergétique. Alors bien s’organiser c’est aussi cesser de reporter, où de créer des listes qui ne seraient pas utiles si on gérait autrement.

 

Dans tous les cas, une bonne gestion en amont limitera l’effet « chaos » en cas d’imprévus ; et une bonne habitude de gestion viendra soutenir notre capacité d’adaptation et donc d’ajustement du planning, quand il faut réorganiser à la dernière minute. Bien évidemment être un excellent planificateur ne sert à rien, si on n’est pas également un bon exécutant. Vous savez, il y a ceux qui disent et ceux qui font ! Une organisation n’a d’effets que si elle est respectée dans les faits.

 

Je terminerais sur quand s’arrête-t-on ? On attend le weekend et parfois les vacances pour s’arrêter vraiment. Et c’est sans doute parce que l’on vit ainsi qu’on peut finir par se surmener. Faites-le test et apprenez à vous arrêter vraiment, quelques minutes, une heure par-ci par-là. Et vous verrez que si vous prenez le temps de vous arrêter vraiment régulièrement, au moins une fois par jour, un temps rien que pour vous-même, alors peut-être que le soir, ou le weekend se fera moins attendre, parce que vous aurez appris à décharger, à vous connecter régulièrement, pour réduire le risque de surcharges et d’accumulations.

 

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