Quels sont nos talents ? Compétences, Savoir-faire...

Aller à la découverte de nos talents n’est pas toujours évident suivant le parcours que nous avons eu. L’école est capable de mettre aussi bien en lumière nos points forts, que d’inhiber nos capacités.

A l’école, j’ai toujours « brillé » (pas sure que le terme soit adéquat) en sport et en art plastique ; autant dire que ce ne sont pas les « matières » que l’école valorise le plus. Cependant c’est plutôt très cohérent avec le fait que je sois kinesthésique. RAPPEL : Les personnes kinesthésiques apprennent par l’expérience, par le faire, c’est pourquoi toute activité où le corps est actif est source de plaisir et d’enrichissement et donc de meilleur apprentissage.

Restez assise toute la journée, écouter une voix monotone parler en boucle c’était mortel ! Et c’est peu de le dire… Aussi je dessinais et gribouillais régulièrement en cours pendant que le prof causait…. Besoin de stimulation…

Donc l’école a mis en valeur mes « talents » en sport et en art plastique, tandis qu’en français (et dans d'autres matières), je faisais très très souvent des hors sujets en dissertation (et pas que…). Je ne comprenais pas pourquoi c’était un hors sujet ; c’est-à-dire que là où le prof ne voyait pas de lien avec le sujet donné, pour moi c’était absolument évident que c’était en lien, en tout cas dans ma tête c’était très clair, mais pas pour tout le monde…

Alors il ne s’agit pas de mettre en exergue mes caractéristiques d’autiste de haut niveau, à l’époque je ne le savais pas, mais plutôt de montrer comment on va croire ou non, qu’on est « nul », ou qu’on n’a pas cette compétence, là je parle d’ECRIRE, parce que l’école n’a pas été capable de comprendre mon raisonnement, elle ne s’en est même jamais questionnée ; pas une seule fois, mon professeur m’a demandé à quoi je pensais, ce que je voulais dire, ou quel lien je voyais qu’il ne voyait pas. L'école s’est contentée de me dire « NON / hors sujet » sans jamais m’expliquer pourquoi et surtout comment ne pas en faire. Aussi face à cela qui a duré pendant toutes mes études, j’aurai pu me dire que j’écrivais mal, que j’étais mauvaise et ne pas aimer écrire, ne pas vouloir écrire et surtout ne pas écrire !

Que nenni ! D’'ailleurs lorsque j’ai commencé pour 1er blog, je ne me suis jamais dit que mon objectif était trop ambitieux, qu’il serait peut-être très difficile pour une habituée des hors sujets d’écrire un blog ; je n’ai jamais pensé qu’on ne me comprendrait pas et je me suis juste lancée… Alors ça a mis un peu de temps pour qu’il soit bien visible et que le trafic atteigne des chiffres très honorables de plus de 10000 visites par mois, mais ce fût sans aucun doute une des plus belles récompenses que j’ai pues obtenir au travers des différentes activités que j’ai eues. Car pour obtenir un référencement naturel de qualité sur internet, au minimum le contenu doit être de qualité. Auquel cas, nos articles ne sont pas lus, pas trouvés, pas trouvables et non référencés.

Alors peut être que je n’écris pas si mal que ça, et peut être que mes hors sujets sont intéressants, et heureusement que l’école ne m’a pas affectée, blessée, ou inhibée, au point d’avoir peur, de me freiner, et de ne pas avoir tenté cette aventure de l’écriture, parce qu’au départ ce n’était vraiment pas gagner.

Tout ça pour dire… Nos talents ne sont pas toujours là où nous sommes bons, ils ne sont pas non plus forcément là où nous semblons « mauvais ». Mais ils sont très probablement là où sont nos envies, notre plaisir ; là où notre intention est pleinement en accord avec nous-même, là où la congruence naît, là où l’harmonie éclot….

Il semble que lorsque nous faisons les choses avec sincérité, avec générosité, sans attente, sans contrepartie, elles puissent « réussir » l’air de rien, sans qu’on l’est souhaité réellement, parce que seul le chemin avait de l’importance, c'est à dire faire ce qui nous semblait juste, ce qui nous semblait important, nécessaire, utile…

Quand j’ai ouvert mon 1er blog www.labivin.net, dans ma première vie de sommelière, ma seule motivation était de partager, ma démarche était pédagogique et mon objectif de vulgariser certains aspects techniques du vin pour en faire un sujet accessible a été atteint.

J’écris maintenant depuis 2008, j’ai juste un peu changé de sujets entre temps. Et donc ce que je voulais absolument vous dire c’est d’être au contact de ce qui vous anime, quand bien même ce que l’école disait de vous, parce que je crains que l’école n’ait été que peu éclairée, au vue de ces méthodes.

Nous développons des « talents », des compétences, des savoir-faire en faisant ! Nos premiers manques de compétences sont souvent davantage des manques d’expériences que de compétences réelles. Car ne pas savoir-faire et être mauvais sont vraiment deux choses différentes. Dans un cas vous avez une opportunité de vous développer, dans l’autre cas, soyons honnête, si vous avez appris quelque chose, que vous avez persévéré, et qu’in fine vous n‘avez aucun plaisir, aucune motivation et surtout aucune réussite, c’est que ce truc-là n’est pas fait pour vous.

S’il y a généralement une part d’inné dans nos « talents », il y a également sans aucun doute une part d’acquis. Un talent peut être à l’origine une facilité, une prédisposition à … Mais l’excellence découle du travail ! Tous les surdoués et les génies de grands noms n’ont pas faits de grandes choses sans travail. Ils avaient des prédispositions, ils avaient des facilités, mais ils ont beaucoup travaillé ! C’est en travaillant, en faisant des efforts que l’on acquiert la maitrise dans un domaine. Et c’est parce que la maitrise est là qu’on prend du plaisir à faire.

Il est naturel de plus ou moins savoir quels sont nos talents à partir de ce que l’on connaît déjà de soi en terme d’expériences. Mais je pense que vous serez d’accord avec moi pour dire qu’une vie ne suffit pas pour tout explorer et tout savoir, qu’il s’agisse de nous-même ou de la vie-même. Aussi si vous vous sentez limité, si vous vous sentez pauvre en talent, j’aurai tendance à supposer que ce n’est pas parce que vous ne possédez pas de talents, mais plutôt que vous ne les avez pas encore découvert. Peut-être parce que vous avez été brimé, inhibé, atrophié par l’école, vos parents, votre environnement qui vous a dit que vous ne pouviez pas, que tel domaine était minable, ou trop difficile, et au lieu de vous écouter et d’essayer, votre élan naturel s'est éteint ; vous avez oublié, que jadis, certaines choses vous animaient, vous avez perdu de vue les choses qui comptaient et vous vous êtes éloigné avec le temps de la vitalité est en vous.

Plus on vieillit et plus la nouveauté fait peur, alors il est souvent plus difficile d’entreprendre quelque chose de nouveau quand on est adulte. Mais parfois, c’est en regardant en arrière, en se souvenant de l’enfant que nous étions, que nous pouvons retrouver la joie qu’il avait quand il posait son regard sur la nature, quand il s’émerveillait des étoiles ou lorsqu’il jouait avec des animaux. Les enfants ont cette capacité à être dans l'essentiel (les sens ciel), ils sont connectés à l'élan créateur, ils sont curieux et s'enthousiasment pour un rien, en tout cas si on ne les brime pas... Et c'est cela en tant qu'adulte que nous ne devons pas perdre, ou que nous devons retrouver pour Être au contact de notre Soi Intérieur et être à nouveau INSPIRÉ par la vie, afin de choisir la bonne voie/voix. Lorsqu'on est sur la bonne voie, le bon chemin, nous sommes naturellement à notre place et nous exprimons naturellement ce pour quoi nous sommes faits. Et c'est très souvent dans l'expression même de notre nature que nos talents s'exercent !

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