Mon Témoignage Covid

Je ne me suis pas exprimée sur le covid 19 jusqu’à présent, mais aujourd'hui je souhaite vous partager mon expérience. 

En décembre 2019, j’ai attrapé une « maladie » bizarre, je n’arrivais plus à trouver de l’air, c’est comme ça que je le traduisais, plutôt que par respirer, parce que c’était un phénomène qui se produisait par intermittence, comme quand on a le souffle coupé ou qu’on fait de l’apnée et forcément, après quelques événements répétitifs, j’ai décidé d’aller voir mon médecin (chose qui est rarissime). Il m’a prescrit une bonne cure d’antibiotiques sans nommer la « maladie » et je suis repartie avec une ordonnance pour 15 jours de traitement.  

En dehors de ces symptômes et d’une énorme fatigue qui a duré près d’un mois, je n’ai rien eu d’autres comme symptôme, bien que cela ne soit déjà pas mal. Parce que ma capacité respiratoire a été longuement entravée après la cure d’antibiotiques, et pendant plusieurs mois par la suite, j’ai souffert d’une sorte de réminiscence des symptômes en version « légère » de façon épisodique mais régulière jusqu’à encore aujourd’hui de façon vraiment infime et supportable mais toujours présente par rapport à ma vie avant covid.  

Bien évidemment je n’ai pas la preuve que cela ait été le covid, à l’époque on en parlait pas et même quand on a commencé a en parlé, soit disant le covid n’était pas présent en France à cette époque. Mais bon, même sans test, qu’est-ce que cela aurait pu être en dehors du covid ? 

Donc est-ce que le covid est une maladie contraignante ? OUI, je le pense et je ne fais pas la fière de m’en être « sortie ». D’ailleurs m’en suis-je vraiment sortie ? Pendant des mois, à chaque fois que mon souffle se coupait, sans que je n’arrive à trouver de l’air pour respirer, je faisais comme si je respirais pour réguler mon stress, rester calme, accueillir, ne pas me mettre la tête à l’envers et garder espoir que l’avenir soit meilleur. Parfois c’était dur, parce que je me disais : « et si ça ne s’améliore pas ? et si je reste comme ça pour toujours ? ». Et puis c’est comme tout, le temps fait son œuvre, les crises s’espacent, sont plus courtes, sont moins fortes, jusqu’à ce qu’on arrive à « oublier », on s’habitue, on vit avec et le quotidien reprend presque son cours « normal ». 

Alors parce que je suis passée par là, devrai-je me faire vacciner ? puisque je sais combien le covid peut faire souffrir. Et bien je ne suis pas une anti-vaccin, je ne pense pas être de nature inquiète sur ce qui est nouveau, ou sur les nouvelles technologies impliquées dans ces vaccins, mais pour le moment, je ne l'ai pas fait. 

Je reste atterrée par ce besoin de faire la leçon aux gens qui ne sont pas vaccinés. Ils sont montrés du doigt comme des enfants irresponsables, coupables d’attraper le virus, et de le propager.  

Il semble qu'être vacciné autorise les gens à réduire les gestes barrières, à se regrouper et à se croire protéger. Alors protéger de quoi ? des formes graves oui, c’est-à-dire ne pas finir en réanimation, mais pas d'attraper le virus ou d'être contagieux. En ce qui me concerne, je n’ai pas été en réanimation, je n’ai pas eu une forme « grave », mais j’ai eu une forme profondément usante au quotidien, avec laquelle je pouvais vivre. Et donc est-ce que le vaccin protège de ces formes là ? On n'en parle pas. De mon point de vue, la seule chose qui protège, ce sont les gestes barrières.  

Et ce que vend le gouvernement, c’est : « faites-vous vacciner pour laisser tomber les masques et les gestes barrières, pour pouvoir vous regrouper sans inquiétude ».  

J'ai souvent dit que la plus grande source de propagation provenait surement des asymptomatiques. Car quand on est malade comme je l’ai été, je peux vous dire que je ne sortais pas, je suis restée couchée pendant plusieurs jours et il n’y avait pas de confinement.

Mais quand on est porteur sain, qu’on ne ressent aucun symptôme, qu’on pète la forme, mais qu’on est contagieux, c’est là qu’on est le plus grand risque pour autrui, puisqu'on ne sait pas qu'on est malade et contagieux. 

Alors si je ne doute pas que le vaccin protège des formes graves, je me demande comment protège-t-il vraiment d’attraper le virus et de le faire circuler, et ce que cela produira à terme avec les variants du virus à venir.    

Ce virus a l’air bien décidé à survivre par tous les moyens qu’il trouvera, il mute rapidement et s’adapte, nous n’avons donc aucun recul sur l’efficacité du vaccin dans le temps, ni sur la fréquence à laquelle il faudra encore et encore se faire (re)vacciner, pour non pas, ne pas l’attraper mais juste éviter les formes graves….   

Tout ce que le gouvernement nous a démontré depuis plus d’un an c’est qu’on ne sait rien, ni de cette maladie, ni de l’avenir. Aussi comment croire que le vaccin va tout solutionner ? alors que depuis plus d’un an, nous sommes toujours en retard d’au moins 2 métros. A chaque fois que nous réagissons, pour faire quelque chose. Le temps que nous fassions ce quelque chose, le virus lui est déjà entrain de produire autre chose que ce qu’on pensait savoir. On le voit très bien pour l’unième fois avec le variant Delta.   

Je ne suis donc pas contre le vaccin, je me questionne juste sur l’efficacité de ce choix pour moi et de façon collective parce que nous n’avons pas de recul, pas de preuve, pas de certitude, juste une hypothèse, un espoir, une volonté que cela soit la solution, mais l'est-elle vraiment ou est-ce un leurre ? 

C’est pourquoi j’aurais voulu avoir le choix d’attendre, d’observer, et pouvoir prendre la décision quand cela m’aurait pleinement convaincu et non parce que le gouvernement crée une sorte de chantage à la liberté. Le choix de la contrainte me met en colère, cela me donne davantage envie de ruer dans les brancards que de me soumettre, pour peu que je ne sois pas contre le vaccin, mais je n’aime pas l’oppression. 

Tout cela exacerbe les émotions et agir sous le coup des émotions produit rarement des résultats positifs.   

Aujourd’hui ce qui m’inquiète plus que le covid c’est l’état général de peur, de fatigue et de colère de la population. La seule véritable chose qui est grave actuellement ce n’est pas le covid à proprement parlé, c’est l’inconnu et l’impuissance dans lesquels il nous plonge. C’est cette insécurité face à l’avenir qui rend dingue tout le monde et c’est cela qu’il faut traiter. Car plus on a peur, moins on gère, plus on fait n’importe quoi.   

La peur est mauvaise conseillère, la peur n’évite pas le danger, la peur est une information que l’on traite ou que l’on nie. Si elle est prise en compte, elle pourra initier les actions adéquates à nos véritables besoins. Si elle est niée, elle nous dirigera dans une succession de chaos.   

Je vous encourage à vous recentrer sur vous-même, à évaluer profondément quel est votre niveau de stress, de peur, d’usure, d’impatience, de colère etc…. À comprendre ce qui se joue en vous et à répondre à vos besoins.   

Voilà ce que je souhaitais partager avec vous. J’espère que vous vous portez bien, que vous prenez soin de vous et de vos proches. Et prenez en charge vos émotions, être responsable c'est au moins cela ! 

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