La source intérieure

« Vous ne pouvez qu'Être Vous. Alors détendez-vous !

L'existence a besoin de vous tel que vous Êtes » – Osho

Je pense que je n’insisterai jamais assez sur l’importance d’une relation à Soi saine, riche et auto-suffisante. Si nous faisons abstraction du réchauffement climatique, avez-vous déjà vu une source d’eau naturelle se tarir ? (Sans exploitation extérieure, comme celle de l’homme bien entendu). Ou prenons un autre exemple, avez-vous déjà vu une montagne être autre qu’une montagne ? Qu’est-ce que j’essaye, maladroitement je vous l’accorde, de vous dire ? Que l’on ne peut être autre que ce que l’on est (naît) et que l’abondance d’une fontaine émane de nous à condition d’être Soi.

Quand nous sommes la peine de notre histoire, nous ne sommes pas nous. Quand nous sommes la colère de notre histoire nous ne sommes pas nous. Et quand nous sommes la honte de notre histoire, nous ne sommes pas nous… A chaque fois que nous nous identifions à nos émotions, que nous les portons comme des fardeaux, que nous les nourrissons par nos choix et comportements, nous ne sommes pas nous, parce que nous ne sommes pas nos émotions. Nous sommes nombreux à avoir une histoire malheureuse, et si nous n’avons pas choisi de subir en tant qu’enfant, c’est bien nous qui choisissons de porter, de nier, de ruminer, de nourrir quelques maux intérieurs aujourd'hui. Il peut s’agir du passé, du présent et même parfois du futur quand nous cultivons des projections négatives, en imaginant toujours le pire, en écoutant la peur, plutôt que d’avoir confiance. Voici le mot qui fâche : avoir confiance en soi, en la vie, en l’avenir, envers autrui….

Je décris souvent la vie comme un saut dans le vide, sans parachute et sans point de chute avec amortisseurs. C’est donc la chute libre, parce que même si nous nous accrochons désespérément à un sentiment de contrôle illusoire, la vérité et nous le savons bien au plus profond de nous, c’est que nous ignorons ce qui se passera dans 5 minutes, 1 heure, 1 jour… Tant que le traintrain quotidien est là, nous oublions que la vie ne tient qu’à un fil, mais c’est pourtant ce qui est. Nous ne sommes pas à l’abri d’une crise cardiaque, d’un accident, d’une catastrophe naturelle et je ne sais quoi… Ça peut arriver à n’importe qui d’entre nous, sans signe avant-coureur, sans qu’on ait le temps de s’y préparer. C’est le principe de l’imprévu et de l’inconnu. Si on savait, cela perdrait de sa surprise. Il n’est pas nécessaire de penser en permanence à l’inconnu ou à la fragilité de la vie, au risque de développer une psychose invivable, pour être conscient de l’importance de ne pas perdre une minute pour être Soi !

« Vous ne pouvez qu'Être Vous. Alors détendez-vous ! L'existence a besoin de vous tel que vous Êtes » – Osho

La vie est suffisamment dure pour ne pas en rajouter et se faire chier à se cacher derrière des JE/jeux. Car ça coûte beaucoup d’énergie de s’éviter ou pire encore, de se fuir. Mais pour cesser de se cacher aux autres, il faut d’abord cesser de se cacher à Soi. Car ne doutez pas que cela commence toujours par Soi-même. Si nous n’avions pas de jugements négatifs à notre sujet, nous ne tenterions pas par tous les moyens de les cacher aux autres et de créer des secrets qui ne doivent pas être découverts. Car s’ils découvraient qui nous sommes vraiment, nous apprécieraient-ils encore ? Serions-nous encore dignes d’eux ? Ou perdrions-nous leur confiance, leur amitié, leur présence ?

La relation à Soi se résume à une question de respect de Soi. Un respect qui passe inévitablement par l’acception de Soi afin de pouvoir s’assumer pleinement. Et faire preuve de respect envers soi-même c’est le début de l’amour de Soi. S’il y a acceptation, il n’y a plus de jugements, plus de fardeaux à porter, plus de secrets à cacher, plus rien qui nous encombre et nous enchaîne à des compromissions intérieures épuisantes. On se sent enfin libre d’Être, de s’exprimer, de choisir en son nom et non pour faire plaisir, ou par peur d’être rejeté. On ne donne plus la priorité aux enjeux/en-JE relationnels, on devient notre propre priorité. Penser à Soi en premier n’est pas être égoïste. L’égoïsme c’est : ne penser qu’à Soi aux détriments des autres. Alors que penser à Soi en premier, c’est penser aux autres après, afin de concilier nos intérêts et ceux d’autrui, lorsque cela est possible. Alors bien sûr il arrive qu’il ne puisse pas y avoir de consensus communs et dans ce cas, si avant vous choisissiez l’autre, désormais en tant qu’Être libre qui se respecte et s’assume, vous vous choisirez Vous.

Comprenez bien que personne ne peut vous respecter, si vous ne vous respectez pas, et que vous ne pouvez respecter personne, en ne vous respectant pas. Car choisir l’autre, quand le bon choix serait de se choisir, est aussi bien un manque de respect envers vous-même, qu’un manque de respect de l’autre. Parce qu’aucun choix sacrificiel ne représente une base relationnelle saine à terme. Quand on ne se respecte pas, on souffre, et la souffrance et la frustration amènent à la colère. Une douleur qui va nous ronger à petit feu, à l’intérieur, et qui sera source de détérioration relationnelle. Et que cela prenne quelques jours ou quelques mois, cela explosera tôt ou tard. Car on ne peut pas se fuir soi-même, combien même le déni peut être long.

Pour conclure, quand vous pratiquez le RESPECT de SOI, vous êtes VOUS et vous devenez cette source intérieure inépuisable de don de vous-même. Donnez aux autres n’a jamais été une question de sacrifice. Les religions se posent en juge et bourreau pour vous punir. La vie, l’amour n’est qu’une question de respect, d’honnêteté envers soi-même avant tout, pour donner le meilleur de soi aux autres. Quand vous vous respectez vous ne souffrez plus, et si certaines souffrances peuvent se manifester occasionnellement, vous savez les accueillir et les panser/penser, non plus pour tomber dans la restriction et le repli sur soi, mais pour pouvoir rester pleinement ouvert à la vie, au monde, aux autres. Et vous verrez qu’être ouvert, parce que l’on on a appris à se laisser traverser, plutôt que de retenir, résister à la vie coûtent beaucoup d’énergie. Une énergie qui ne sera pas consacrée à la création, à la construction parce qu’on s’en sert pour nager à contrecourant. Respecter l’enfant qui a souffert, cesser d’être l’enfant qui a souffert, pour commencer à respecter l’adulte que vous êtes devenu. Grandir est le prix de la liberté d'être Soi !

 

 

Tous Les Articles
×

Vous y êtes presque...

Nous venons de vous envoyer un e-mail. Veuillez cliquer sur le lien contenu dans l'e-mail pour confirmer votre abonnement !

OK