La journée de la femme

L’idéaliste que je suis, préfèrerais qu’il n’y ait pas de journée de la femme, au motif que nous n’en aurions pas besoin ayant la parfaite égalité des chances entre hommes et femmes en ce monde. A quand cette réalité ? 

Dans ma première vie, j’étais sommelière, un domaine majoritairement masculin, et je ne pourrais compter, énumérer, le nombre de situation auxquelles j’ai été soumises, quand aucun homme n’a jamais eu à subir ce que j’ai subi. J’avais pour moi mes ressources intérieures, et l’habitude. Car dans un premier temps, faut encaisser, ne pas se laisser atteindre et dans un second temps, l’habitude prend le pas, nos réactions s’affinent, notre carapace se construit, on devient plus solide, plus imperméable, aux regards, comportements, mots inadéquats de la part de ses messieurs qui ne se voient pas être complètement irrespectueux et petits. 

Il y a la façon dont les femmes sont traitées et il y a le fait qu’à responsabilité égale, elles doivent en faire trois plus qu’un homme, sans oublier pour un salaire de 20 à 25% moindre (en moyenne). Et après on dit que les femmes sont égales aux hommes… Mouais… Il assez terrifiant en réalité d’observer combien un homme qui prend la femme pour un être stupide, ou incompétent, ne se voit pas faire preuve d’une grande stupidité avec son mépris, ses préjugés, ses œillères... Après peut être que je me trompe. Peut-être que les hommes ne considèrent pas la majorité des femmes comme stupides ; peut-être que c’est juste moi qui ait été soumise à cela. La médiocrité des relations hommes-femmes dans la société en générale de notre époque m’afflige grandement. Je n’arrive pas à croire que nous soyons au 21ème siècle et que nous en soyons encore là. Il est donc fort probable que la journée de la femme perdure encore un certain temps, étant donné que les avancées d’équité entre hommes et femmes restent encore minimes. 

La route est longue pour que l’éducation produise un autre type « d’hommes et de femmes », soit une humanité et non une question de sexe ou de genre. Il faut être hautement sécure de soi-même pour ne plus être dans la peur, la compétition ou la différence de l’autre… Mais la société n’est pas encore assez évoluée pour dépasser certaines croyances destructrices et limitantes qui divisent les êtres humains au lieu de les solidariser. Entendons-nous bien je ne parle ni de social, ni d’économie. Je parle d’humanité, d’humanisme, d’universalisme, du fait d’ÊTRE pleinement un être humain élevé plutôt que petit. 

Je crois que c’est Sœur Emmanuelle qui disait qu’avant de choisir Dieu, elle avait « essayé » l’Amour des hommes et qu’elle avait trouvé leur cœur trop petit. Tout est dit, elle résume parfaitement la situation. Tant que les Hommes, l’humain n’ouvrira pas grand son cœur et n’élèvera pas hautement son âme, je pense que cela prendra un temps fou pour que l’égalité hommes femmes deviennent une réalité. 

Il y a une vérité que l'on oublie : ce sont les femmes qui enfantent et élèvent aussi bien les filles que les garçons. Alors au lieu de se plaindre, au lieu d’avoir des revendications, à quand une remise profonde de ce qu’est la femme, et de ce qu’elle produit comme "homme". Dit comme ça, cela peut sembler un peu trivial, mais faudra bien un jour se confronter à cete question. Pourquoi les femmes élèvent-elles des garçons qui deviennent des hommes irrespectueux de la femme ? Tout est lié, tout est interdépendant, une chose ne peut exister sans son parfait opposable et en cela l’inégalité dont on parle n’aurait pu arriver sans la participation, pour ne pas dire la coopération des femmes. Le changement des hommes, c’est un peu pareil que l’écologie, cela commence par le changement individuel. Chacun peut faire des choix qui impacteront d’une façon ou d’une autre le groupe. 

Je précise, malgré mon propos généralisant, que toutes les femmes ou tous les hommes ne sont pas à mettre dans le même panier. Non seulement, je sais que nous ne sommes pas uniformes, mais je sais également qu’au sein d’un propre individu, on peut être tantôt ouvert et tolérant, tantôt méprisant et intransigeant envers autrui, parce que le contexte aura déterminé deux issues différentes. Ce sont les hommes qui m’ont autant donné ma chance, qu’essayé de me casser les jambes. Je sais distinguer les premiers des seconds, je sais que les deux existent.

Voilà c’était mon petit mot sur la journée de la femme. Après tout je suis une femme, c’est ma journée, et je peux librement exprimer ce que je pense !

Vivement l’évolution positive de notre monde !

 

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