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1. La ConFiance en Soi

La confiance en soi est toujours assimilée à l’assurance, être sûr de soi. Mais être « sûr » possède le double sens de certitude et de sécurité, ce qui induit beaucoup de gens en erreur sur le sens réel à donner à la confiance en soi. S’il est vrai qu’avoir confiance, c’est se sentir sécure, ça l’est beaucoup moins en ce qui concerne être certain.

Avoir confiance en soi ce n’est pas être certain de ce que l’on dit, décide ou fait. Tomber dans ce piège nous trompe sur ce qu’est la confiance en soi et sur comment l’atteindre et la cultiver. Si on cesse de croire que la sureté est similaire à la certitude, alors notre perception de la confiance en soi peut changer, pour devenir accessible à chacun de nous.

Donc la première étape pour développer notre confiance en soi est de comprendre qu’elle est un sentiment de sécurité.

Et c’est exactement ce qui explique que les gens qui ont confiance en eux, donnent un sentiment de certitude. Pas parce qu’ils le sont, mais parce que ne semblant pas inquiets, étant sécures (fermes/décidés) dans leurs paroles, décisions et actions, on s’imagine à tort, que pour être si confiant, il faut être sûr, au sens de certain qu’on a raison, certain que c’est le bon choix, certain qu’on va réussir… On interprète les choses de cette façon, parce qu’on ne comprend pas comment on peut être sûr à ce point. Mais pour se raconter cette histoire, pour voir les choses sous cet angle, il faut manquer de confiance en soi et ne pas avoir compris que la sûreté n’est pas la certitude, et que celui qui rayonne de confiance en lui ne raisonne (résonne) pas comme nous.

Revenons à la racine des mots (maux). L’étymologie latine du verbe confier est : du latin confidere : cum, « avec » et fidere « fier ». Je résume donc la ConFiance à « Avec Foi ».

Il ne s'agit pas de foi religieuse ou de foi en Dieu, mais de Foi qui signifie Croire. Croire en la vie, croire positivement en l’inconnu, croire que tout ce qui nous est réservé est bon pour nous, croire que chaque expérience est un enrichissement, croire qu’il y a un sens à chaque chose, croire que quoi qu’il arrive on s’en sortira. Et si la confiance se résume à croire, le manque de confiance se résume à ne pas croire.

Ainsi celui qui a confiance en lui est quelqu’un qui croit en lui, qui croit que ça va marcher, qui croit que ça ira en toutes circonstances, qui croit que le risque peut être assumé. On voit très bien qu’il ne sait pas, savoir lui permettrait d’être certain.

La foi, et on peut parler de spiritualité, c’est croire sans savoir, sans être sûr/certain. Et cette foi ne réside en rien d’autres que dans la conscience de nos croyances.

Si vous croyiez que vous n’y arriverez pas, vous avez donc la foi d’échouer, et la foi est puissante, il est donc fort probable que c’est ce qui se produira. L'échec vous donnera des faits indiscutables pour vous convaincre que vous êtes « nul, mauvais, incapable etc… » Ce qui détruira votre confiance en soi. En fait, on ne peut pas détruire ce qui n’existe pas, mais vous n’êtes pas conscient que la confiance en soi n’est pas quelque chose que l’on gagne ou que l’on perd, c’est quelque chose qu’on choisit et qu’on cultive, juste parce qu’on le décide. C’est parce qu’on le décide que ça arrive.

Alors oui, les personnes qui se sont sentis aimés et soutenus dans leur développement personnel, de l’enfance à l’âge adulte, sont des personnes généralement plus sécures et plus confiantes que les autres. Mais en réalité cela ne suffit pas, parce que nous avons tous des tempéraments différents, et que nous avons pu être un enfant très confiant et être devenu un adulte insécure parce que la vie sera venue nous ébranler très fortement, et que notre confiance apparente, sans autre élément constructeur et solide, aura eu raison de notre "fausse" stabilité. Une fois adulte, il nous appartient de nous prendre en charge et donc d’assumer ou non nos besoins de sécurité et d’amour.

La sécurité, est-ce l’absence de peur ? Est-il possible de n’avoir aucune peur ?

La confiance en soi est un vaste sujet, il n’est pas nécessaire d’avoir la même confiance en soi qu’il s’agisse de faire un gâteau, ou de monter une entreprise. La peur est donc relative aux risques, et comme il y a beaucoup moins de risques (ou conséquences) à rater un gâteau, qu’à planter son entreprise, il est évident que dans un cas il n’y aura pas ou peu de peur et que dans l’autre cas, la peur sera probablement très importante, jusqu’à peut-être nous paralyser et nous empêcher d'entreprendre. La peur étant relative à l’enjeu, seules les situations, les décisions, les actions portant à de graves conséquences feront naître une éventuelle peur, possiblement importante, voire anxiogène.

Ce sera donc notre capacité à : 1. Avoir conscience de nos peurs, 2. Surmonter nos peurs, 3. Croire au champs des possibles, qui nous permettra d’agir. Si l’une de ces étapes n’est pas établie, la confiance ne sera pas totale, et la peur pourra potentiellement entraver le déroulement et la réussite de notre entreprise. La peur peut nous freiner avant toute action, elle peut dans le meilleur des cas juste nous ralentir, et plus sournoisement elle peut nous auto-saboter. Le problème de l’auto-sabotage c’est qu’il est parfois très difficile à identifier, donc à comprendre et à analyser pour éviter de le répéter.

Pour conclure, vous êtes responsable de vos croyances, si vous ne croyez pas en vous, en ce que vous pensez, en ce que vous dites, en ce que vous faites, Personne ne le fera pour vous ou à votre place ! En cela c’est entre vos mains, et entre celles de personne d’autres.

Prendre conscience de ses peurs est le meilleur moyen d’agir dessus. Si vous ne vous voyez pas avoir peur, si vous ne vous voyez pas avoir besoin de courage, et bien a priori, il n’y aura aucune nécessité que ça change et ça ne changera pas.

Quant au courage, je vais dire le mot qui fâche, dans cette société où tout doit être plaisir, facile et rapide. Il faut se forcer, ce qui demande des efforts !

Ceux qui ont confiance en eux savent que l’effort apporte beaucoup de satisfaction (JOIE) et de gratitude. Accomplir quelque chose, aller au bout de quelque chose, en ayant tout donner, ses tripes, son énergie, sa FOI, son temps, le tout sans COMPTER, fait que quel que soit le résultat, on est heureux. Parce qu’il y a un proverbe qui dit que ce qui est important ce n’est pas la destination, mais le voyage. Et donc soit vous êtes aventurier et vous voyagez, soit vous ne l’êtes pas. C'est à vous de choisir !

La confiance en soi fonctionne comme une boucle vertueuse : plus vous faites, plus vous réussissez, plus vous avez confiance en vous ! Ou comme une boucle vicieuse : Moins vous faites, moins vous réussissez, moins vous avez confiance en vous !

Vous savez le gars qui drague 50 filles pour obtenir un rendez-vous, en aura toujours plus que celui qui n’en drague aucune, pour n’avoir aucun échec.

La réalité du risque c’est ça, le problème n’est jamais d’échouer, mais de ne pas avoir essayé. Et si votre peur d’échouer est plus grande que votre en/vie d’expérimenter et de VIVRE quelque chose, qui peut être source d’enrichissement, alors il faudra assumer pleinement votre choix de vie. Devenez un aventurier, pour aller à la connaissance de vous-même et du monde !

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